Trop bonne la vie !

Le soleil, la mer, les jus de fruits frais… C’est trop beau, trop bon… Ça m’inspire… Trop ! Trop ?!

Pourquoi « trop » ?

Jean-Pierre, mon fils, répondait récemment à ma question « Il te plait ton nouveau sweat ? » (acheté en solde, oui j’ai craqué, j’avoue), par un enthousiaste et unique :

– « Trop !!! ».

Et c’est aussi vrai qu’on ne se souhaite plus une bonne journée mais une belle journée. On ne dit plus d’une fille qu’elle est belle, mais « bonne »…
Pourquoi donc ne pas utiliser les mots pour ce qu’ils signifient ?!

La vie n’est-elle donc pas très belle mais trop bonne pour nous, pauvres humains ?

Par essence, la vie est belle, magique et unique en ce qu’elle est à construire par chacun de nous. Mais vivons-nous notre vie, ou la subissons-nous ? Le secret du bonheur ne serait-il pas caché ici, dans le fait de maitriser sa vie, d’en être le pilote, le maitre, le chef d’orchestre, le capitaine ?…

Mon amie Irène vient d’accoucher d’une jolie petite fille. Comme à toutes les femmes enceintes, on lui a conseillé de « prendre en charge » son accouchement : si elle se concentre sur l’effort, elle sentira moins la douleur. Si elle est bien préparée, elle se sentira en confiance, aura moins peur et souffrira moins. Elle a bien fait car la petite n’était pas si petite : 4kg350 et 55 cm !!!

Il paraît même que certaines femmes vivent l’orgasme au passage de leur enfant ; et que ces chanceuses deviennent mères de famille nombreuse, tiens donc… Irène, tu nous tiendras au courant…

Et si de même, prendre en charge sa vie était gage de réjouissance, voire de jouissance ?

Pour jouir de la vie, faut-il être préparé, faut-il tout préparer, comme dans Clash of clans ?

Faut-il construire un « life plan » comme l’entreprise a son business plan ?

En tout cas réagir avant de se faire engloutir…

C’est dans cet esprit que mes amis Ernest et Clémentine partent dans quelques jours s’expatrier à 7 heures d’avion. Leur principale motivation : la vie ! En cassant le rythme effréné de leur vie parisienne, ils se donnent l’opportunité de Vivre avec un grand V. Mettre les compteurs à 0. Parents et enfants auront tout à découvrir, à s’enrichir les uns des autres, à vivre une aventure de famille, à se réaliser en tant qu’individus, à partager des moments de vie devenus insaisissables dans leur quotidien étouffant. Comme le dit Lyliane Nemet-Pier*, « l’échange se nourrit des expériences vécues ensemble ».

Faire le choix de vivre ensemble plutôt que de finir par vivre côte à côte…

Si on ne peut pas tous être expat’ au bout du monde, on peut néanmoins créer les conditions pour partager des moments avec les siens.

Allez, méditez-moi ça, profitez des vacances, de vos enfants, de vos amis et on en reparle à la rentrée !

Et surtout, soyez cool !

Trop !

O.

 

*Psychologue et psychanalyste, auteur de « Aimer ses enfants sans se laisser dévorer »